P1300445_modifié-1

Eléa et Païkan en terre d’Adélie, abandonnés et perdus dans "la nuit des temps". Les courbes sculptées de ces corps par l’artiste, suggèrent une caresse alizéenne déposée sur la dune. Celle que l’on dit la plus aimée du vent. Les cheveux d’Eléa d’un brun, ocre et chaud enveloppent ses épaules, fines, arrondies. Un sourire dessiné par quelques grains de sable emporte les amants vers un ailleurs temporel. Un lieu non dit, une belle contrée où jaillit l’étincelle, chiasme du senti-sentant, de l’invisibilité du visible: entrecroisement d’un passé peut-être à venir.

C’est frotté d’une douce clarté automnale, sise nulle part, que ces êtres éphémères étroitement enlacés, vivent l’instant d’une union insensée, juste au bord du monde…

 Sibylle

 (Photo de Démocrite; Biarritz automne 2012)