apaisement

 

Tout est distance et flotte dans l’entre deux

L’infini de l’ouvert se dessine dans ses yeux

 

L’horizon illumine ses beaux cristallins

Irise la surface de ce miroir sans teint

 

Aux brisures de l’humeur sur fond azuréen

Chronos oscille encore entre l’or et l’airain 

 

La flamme, un sablier s’écoule vers le haut

 Onthophanique fleur : incandescente peau

 

Forteresse imprenable d’une âme citadelle

Lieu des sentiments, des émotions rebelles

 

A la lisière du réel, de l’animalité

Son souffle se déploie avec vivacité

 

Souriant le jour, il combat dans ses rêves

Serait-ce un puits sans fond, une lutte sans trêve ?

 

Les lumières de l’aurore servent de pare-feu

Aux tourbillons du cœur, aux émois amoureux

 

L'homme sage, apaisé marche sur la grève

Arès s’en est allé, il lâche enfin son glaive..

 

( Sibylle)