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 Quand tu prendras le chemin vers Ithaque, souhaite que dure le voyage

Ithaque restera voilée de la même manière que la vérité nous sera dérobée si nous n’acceptons pas d’aller voir ce qui se fomente sous cette capeline faussement protectrice. Le cœur parle vrai plus que la raison qui demeure obtuse à la compréhension de la vérité. L’ébriété et les désordres chroniques de quelques organes, symptômes d’un malaise profond ne peuvent cesser qu’à la condition de faire émerger hors de soi (par le dire) ce qui nous mine, nous ronge, nous couvre de honte et nous paralyse dans nos actions. La vérité n’est pas vague, nos sensations corporelles, souvent douloureuses, effets de cette disharmonie nous le rappellent. Cessons donc d’être le comédien de nous mêmes. A l’égard de soi toute complaisance est vaine, ne soyons pas spectateurs de nos actes, de nos pensées, mais soyons leur auteur unique, seul et légitime. La vérité ainsi qui se découvre est la seule pharmacopée possible pour un corps et une âme qui se désirent par-dessus tout en voie de guérison...