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C’est à la sérénité intérieure à laquelle j’aspire aujourd’hui malgré ma jeunesse, somme toute très relative. Le temps des relations frivoles ou passionnées comme le leurre : pure chimère d’une union parfaite entre deux âmes, ne rencontre plus aucune grâce à mes yeux. La possession de l’autre, la jalousie sont un combat vain et stérile, destructeur pour celui qui s’y risque. . On ne force ni les êtres, ni la nature.

C’est vers l’amour sublime que je me tourne, mu par un désir, plus doux, plus salvateur, qui tend vers la contemplation, la « dés-incarnation »aussi. L’heure est à l’apaisement plus qu’à la tourmente et comme c’est heureux !

Les paysages m’apparaissent autrement, comme transfigurés. J’ouvre mes yeux qui ont des types nouveaux de vision. Le voile, se déchire enfin au point que « je m’entends » fermer mes yeux, les rouvrir aussi. -Vibrations –

La nature m’a doté d’une ouïe très singulière, je perçois certaines ondes sonores à une puissance exponentielle, dérangeante quelquefois, ou terriblement troublante dans certaines circonstances. Je songe à Théophile Gautier qui percevait le bruit des couleurs, Cézanne qui peignait les odeurs des pins de la méditerranée.Pour autant, comme il est difficile de « décrire » cette perception singulière avec la palette des mots. C’est de façon intuitive, phénoménologique que cela se vit, s’éprouve.

L’entendez –vous ce tumulte qui agite vos sens ? C’est à rebours qu’il faut apprendre à voir, mieux, apprendre à regarder vers les chemins de l’origine ou de la réversibilité de la chair, vers ce que d’aucuns appellent les sources du silence...