Ermitage sous Oroel[1]

 

Le vent caresse la belle terre d’épeautre

Belle toison verte aimée par l’argonaute

Eole esquisse un sourire, lâche la bride

Jason s’en est allé au pays de Colchide

 

La peña d’Oroel accueille le vieux pâtre

Frissonnant le soir, se chauffe près de l’âtre

Ermitage ibérique aux accents florentins

Sommeille sous un soleil aux éclats d’étain

 

Sous mes pas de brindille une petite fleur

Au bleu safre – persan distille ses senteurs

Elle signe sa victoire des affres de l’hiver

Enlace les fragrances de graines de vétiver.

 

(Sibylle- 3 juin 2013)