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Aujourd’hui est une journée spéciale, en ceci même que cela fait juste un an chers amis lecteurs que Sibylle écrit au bord du monde…

Je n’accorde que peu ou pas d’importance à la toile mondiale du net. Pour autant, elle me permet de m’exprimer plus librement que jamais. Ce blog n’aurait jamais vu le jour sans le petit aiguillon, tenace et perspicace d’un ami de la sagesse qui a réalisé cette superbe interface, qu'il en soit ici remercié. Il a su sentir à quel point il était urgent d’avoir cet espace pour m’évader d’une part et me retrouver aussi.Oui, se retrouver pour ne pas se perdre dans une détresse et une tristesse qui jour après jour m’accablaient. Quelle valeur peut-on donner à la vie lorsqu’elle vous crie que vous n’êtes rien, que votre singularité est une monstruosité qu’il faut taire, cacher, enfouir dix pieds sous terre.

Lorsque la maisonnée vous glace, la nuit dans la campagne les bois sont accueillants, ils ne vous jugent pas, ils restent silencieux .L âme se tient au plus près d’elle-même sur ses balcons en forêt : hiérophante atmosphère où le soi se dévoile. Nous faisons là quelquefois l’expérience de cette intimité inquiétante et querellée : sépulcre originaire de tous les non dits.

Il n’existe pas d’intercalaire de vie à trépas…

L’écriture poétique peut-être salvatrice, elle est probablement la plus belle des expressions idiosyncrasiques, je l’ai pratiquée adolescente dans ces petits carnets réputés secrets. Cela répondait à une nécessité intérieure à laquelle je ne pouvais pas déroger, elle avait pour don de démuseler mon âme, lui rendre sa luminosité.

La nuit ne dort pas, non c'est impossible, lorsque les inquiétudes rongent le jour …