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Pour ouvrir le bal de cette nouvelle année, je vous propose un petit billet d’humeur sur un sujet quelque peu singulier. Aller voir un psychanalyste : pure convenance ou nécessité ?

J’entends régulièrement dans mon entourage amical les mots de « maladie », de « pathologie » et bien entendu « de consultation » mais pas n’importe laquelle la consultation chez un psychanalyste ! Ah ! Le mot est lâché. Il faut aller CONSULTER de toute urgence et nécessairement, même si vous dormez et mangez bien, si vos journées sont plutôt agréables, cela ne suffit pas. Peut-être que votre corps et votre “moi” ont ourdi à l’insu de votre plein gré un complot dans le dos de votre propre esprit, qui sait ?

Il faut débusquer l’animal qui œuvre en souterrain. Il y a sûrement quelque chose dont vous n’avez pas conscience qui vous taraude, vous fait souffrir mais oui, cherchez bien, creusez dans les bas fonds, allez vous faire aider que diable ! Froussards, que craignez vous ? Même pas chiche d’aller creuser dans les tranchées de votre inconscient.

Pour ma part, je rêve souvent de montagne, je suis une fervente adepte de petits plats régionaux et je souhaite m'initier au kickboxing, oui car je me suis découvert d'excellents coups de genoux et de pieds jetés. Est-ce grave docteur ? Un peu vive de nature, je préfère en sourire. Il faut bien s’occuper dans la vie n’est-ce pas ?

Je ne remets pas ici en cause le bien fondé de la psychanalyse et je pense qu’il existe de « bons praticiens » pour des patients qui ont réellement besoin d’un éclairage, d’une mise au point sur leurs problèmes existentiels, pour autant n’oublions pas de vivre, de jouir, de se conjouir aussi d’instants cueillis au jour le jour.

Que sais-je de la vie sinon qu’à mon âge, je ne veux pas être rivée à mon passé et contempler mes ans avec des remords. Je veux aimer mon destin (auquel je ne crois pas vraiment) comme s’il pouvait m’offrir le meilleur, qui reste de toute façon à venir.

Je n’ai jamais eu peur de pleurer lorsque l’émotion est présente et si mes larmes parlaient à chaque fois, elles diraient ceci : “Enfin libre !”

Chers lecteurs, je vous souhaite pour cette nouvelle année non pas la santé mais la GRANDE santé, celle qui se joue des petites douleurs et de la maladie fût –elle de surcroît imaginaire !

Bien à vous.