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Il y a si peu de gens qui aiment les paysages qui n’existent pas. (Fernando Pessoa).

En silence, ils s’envolent à la rosée du matin, réapparaissent dans la lumière noire de la nuit. Leur musicalité, celle d’une eau brûlée ruisselle dans mes veines, irrigue mon imagination d’un petit fluide lustral. Sables mouvants de mon enfance, aux archétypes fondamentaux agités, intranquilles. Tourbières d’outre-tombe, je vous laisse là bas pousser au fond du monde.

Si l’eau mêlée de nuit est un remords ancien qui, souvent ne veut pas dormir, c’est en amie que je lui parle et lui murmure ces quelques mots  : ne faut-il pas « avoir eu du chaos pour enfanter d’une étoile qui danse »? Celle du poète absorbe les ombres et les chagrins qui viennent s’ensevelir, mourir en elle…. Le lys et les glaïeuls en ces terres nouvelles, fleurissent les rives de mon imaginaire.

 «  Si peu de gens voient ces paysages qui existent vraiment ». Je remercie mon atomiste dérouté pour l' éclat de cette pensée d'une grande lucidité..