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( Photo : http://meridion.canalblog.com/)

En ces temps immémoriaux, jaillit le premier bleu du ciel : une obscurité devenue visible. Je me tiens au cœur de ces somptueuses contrées comme un sujet acosmique. Je badine avec cette temporalité sans heurt et sans rupture balayée par la brise et son cortège de douceurs.

Mon regard silencieux efface le monde, car ici-bas le gouffre est réel. Je le quitte, je ne peux persévérer dans mon être qu’en persévérant dans mon rythme enfin retrouvé porté par ce bleu illimité. Mes pensées s’abandonnent, tourbillonnent et se dissipent dans un mouvement ascendant. Ce bel azur se pense en moi, je suis le ciel même qui se ressemble, se recueille et se met à exister pour moi : émanation d’un souffle joyeux, libre, aérien où vagabonde une sensuelle et délicieuse« ex-timité ».