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« La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilité qu'on refuse » de prendre. Etrange nature humaine que celle-ci qui vocifère à qui veut l’entendre son courage d’assumer sa singularité au détriment de toute bonne foi. L’affichage et la publicité de la bonne conscience flattent et gonflent les egos.

Pour autant, personne n’est dupe de ce petit jeu pervers : perversion à l’égard des autres mais surtout à l'égard de soi-même : plus on se sent admiré plus on existe, hum, foutaise que tout cela ! Les avantages du mensonge ne sont ceux que d’un moment. La vérité, celle qui se pose sans forçage ni provocation du regard d’autrui est heureusement beaucoup plus pérenne, infiniment rare aussi.

Et si on osait aller voir ce que cache ce paravent, ce vernis à reluire et à se nuire,  voilà ce que l’on trouverait : les miasmes morbides de la petitesse et bassesse humaines : être aimé pour s’aimer toujours plus et davantage encore, mais jamais mieux.Sommes nous capables de renoncer à notre propre intérêt : "autocentré", pour laisser ad-venir les relations intersubjectives telles qu'elles sont ou devraient être ? Réduire ( au sens du latin re-ducere : reconduire) notre relation égocentrique pour la reconduire vers la vérité de l'entre deux êtres.

C'est probablement là une ambition difficile. Un cœur qui triche est une terre en friche, une acculturation de masse qui n'apporte que tristesse et désolation.