"Qui cesse d'espérer, cesse aussi de craindre". (François de Malherbe).

Ce qui promptement anime la crainte ne serait-ce pas la disparition de l’accomplissement de possibilités estimées les plus désirables pour soi ? Au bout du compte, il s’agit toujours et encore de soi, même si on ose prétendre que l’on se soucie de l’autre. Bagatelle et sublime tromperie que celle de l’âme humaine qui prétend déployer vers l’être aimé une pensée ou un élan altruiste.

Ces pensées souterraines animées par quelques actes volitifs sont strictement égoïstes et commandent inexorablement à tous nos penchants. Les espoirs que l’on tente de faire taire sont multiples et bruyants et ne combleront jamais l’ab-sence ou la potentialité d’être autrement pas plus qu’ils ne supprimeront l’ultimité que représente la mort.

C’est un principe de réalité, faut-il le rappeler, nous sommes toujours seuls dans l’antre « du temps et du destin », avec ses aléas humains trop humains aussi, oui mais terriblement humains.