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Face à une situation extrême nous avons toutes et tous une manière singulière d’habiter et d’habiller nos choix. Dans cette acception et cas de figure singulier, les notions classiques de bien et de mal, de bon ou de mauvais « choix »se télescopent aisément, au point qu’elles sapent tous repères, tous référentiels habituels.

Les valeurs d’usage se disséminent au bénéfice d’une cohérence subjective interne qui nous dépasse et nous surprend en ceci même qu’elle développe en nous des cogitations hors norme.

La préférence qui véhicule « ce choix d’action » plutôt qu’un autre, semble obéir à un intérêt propre, qui peut relever en situation extrême,  de sa propre survie  ou de celle de ses proches. Cette préférence ou simulacre de choix n’a pas lieu d’être admirée, ni même dite admirable car elle est par nature énigmatique et de surcroît imprévisible. En effet, elle est moins « un choix », qu'une option, une possibilité qui force toutes les conventions, tous les habitus, autrement dit une nécessité qui ne connait pas clairement sa cause, ni son pour quoi.

Pour autant, un mobile émerge, celui qui meut probablement la plupart de nos actions dites essentielles ou vitales, ce mobile est l’échelle de la douleur qui gradue le supportable et l’insupportable.

C’est la raison pour laquelle, toute  fonction de choix ne peut pas être dite cohérente ou incohérente sans interprétation, sans avoir une idée de la psychologie concernée et du contexte. J’insiste, sa prévalence n’est pas neutre, car le contexte nous emmène au-delà de la fonction de choix, c’est-à-dire vers des motivations, des objectifs, des principes jusqu’ici inconnus qui font irruption dans le cortex cérébral et qui plus est, naissent toujours dans l’urgence.

Aussi, la question qui consiste à demander à l’autre « qu’auriez-vous fait à ma place dans de telles circonstances »  n’a aucun sens, en revanche on peut supposer que le seul mauvais choix serait peut -être de ne pas en faire un..