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Les grandes déferlantes s’effondrent sur la grève. Leur puissance : éblouissante vitalité, happe l’atomiste. Il n’est plus là pour personne, s’absente pour répondre à l’appel du large.  

Son souffle accompagne chaque élévation d’immenses crêtes blanches pour ressentir d’un coup leur chute fracassante. C’est en chef d’orchestre qu’il accompagne le rythme des eaux tourbillonnantes, renversement pluridimensionnel vécu à l’échelle cosmique. L’appel du large le grise, le paralyse aussi puis de nouveau l’exalte.

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Peut-être est-il touché, là où tout humain le laisse souvent indemne.

Cette jubilation m’enchante. L’océan est l’amant(e) du poète naissant, il compose sous la houle sa partition intime. La vague s’échoue puis se retire, sans cris ni chuchotements, à l’unisson d’une âme démocritéenne.