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Tantôt, je visitais une superbe médiathèque magnifiquement implantée dans une commune béarnaise, au bord de l’eau, au bord du gave, proche des montagnes. L’ouvrage architectural, remarquable en tout point, suscite de la joie, de la détente et du plaisir à séjourner en ce lieu.

L’édifice, fort et solide se frotte à la course du torrent, dans ces eaux tempétueuses où coule le lyrisme des poètes, des écrivains aussi. Le clapotis de l’eau résonne, chante quelques syllabes. Je suis embarquée.

Pour ma part, l’expérience directe de l’eau : la voir, l’entendre, la toucher, la sentir relève de sensations heureuses d’enfance vécues avec un père qui aimait remonter pendant de longues journées inlassablement ces cours d’eau étroits et sinueux de haute montagne.

Mon souffle se laisse souvent saisir, prendre par la musicalité sans portée des notes translucides. L’être voué à l’eau se donne au vertige du flot toujours à naitre, toujours nouveau : obsolescence du reflux, ondine d'un temps scandé.

L’eau m’attire irrésistiblement, oui c’est une merveille. Près d'elle, je sens flotter mon esprit vers un ailleurs agréable et doux, loin de la petitesse des hommes et de leurs miasmes morbides.

C’est bien volontiers, que je me rends à cette douce méditation, calme, libre, sans oppression aucune..question de survie peut-être..