petale

L’amour ou l’amitié sont des termes employés çà et là sans distinction apparente réelle. Or, j’observe des états, des attitudes différentes selon l’inclination éprouvée.

De fait, dans l’amitié se déploie une forme de sollicitude à l’égard d’autrui qui le libère du souci, de la préoccupation, ceci afin de lui re-donner toute sa puissance de décider et  d’agir. Un souffle de liberté en somme. L’ami véritable au fond c’est être le « là » pour l’autre qui n’apparait que dans l’espace de l’entre- ouverture qui se dessine entre les deux amis. L’amitié c’est donc offrir ce que l’on n’a pas mais qui survient dans la relation entre deux êtres  comme on pourrait imaginer l’unissonnance des flots.

Autrement est l’amour qui se place sur une autre strate, celle de l’entente de l’être d’autrui dans sa compréhension la plus authentique. Aimer, c'est sentir ramener l’autre à son existence la plus propre, c'est-à-dire rapporter à la personne aimée son être soi authentique.

C’est pourquoi l'amant doit participer à rendre à l'aimé son soi qu’il a, mieux : son soi qu’il est, c’est-à-dire participer à cet avènement ultime et singulier celui de  son existence, celle-là même qui lui tombe le plus adéquatement possible , sans écart, sans dissonance , oui, juste cela.