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En ce lundi de printemps, parvenue tout au sommet, je fus envahie d’une singulière sensation, prise là sur la crête entre deux saisons qui, je le suppose se saluent : une pente sud, verte et lumineuse, une pente nord blanche immaculée. Ici tout est volatile, calme et volupté.

De fait, on ne peut pas être tout à la fois : un isard et un milan …Je les observe, ces âmes montantes qui furtivement embaument la plaine, mais si peu car aussitôt les airs les réclament..Un sylphe murmure.

Un rêve étonnant m’environne, je marche sur l’arrête du mont inconnu qui me rappelle d’un coup que « Les ailes nous manquent (à nous les humains), mais nous avons toujours assez de force pour tomber »- Paul Claudel