104615801_o

 

Le moutonnement des nuages, caresse indifféremment ces crêtes sans frontières. Elles donnent aux humains que nous sommes une belle leçon d’humilité. Les mains s’agrippent à quelques rugosités, les pieds caressent et se faufilent dans les cavités pierreuses. Il suffit juste de se porter et de se soulever grâce à ces points d’attaches sculptés dans la roche d’hier et d’aujourd’hui. La montagne n’appartient à personne.

Dans ce périple ascensionnel, l’astre du jour réchauffe la paroi de ces monts escarpés, célestes aussi, tandis que dans le creux de la vallée une risée effleure le lac.

Le clapotis de l’eau murmure à demi-mots, comme une miniature sonore un poème inouï entre l’infini du réel et l’irréel du rêveur, du promeneur solitaire.. Songe d'une journée d'été.L’immensité est en nous…L’exubérance des formes des nébulosités instables habite nos rêves.  L'âme inaugure toujours et encore ces nouvelles sensations : délicates habitantes des forêts de nous-mêmes.

 

104615825_o