Les enfants maudits trouvent souvent leur autre soi même dans les profondeurs océaniques. Ces roulis incessants hantent ces espaces où l'âme gronde et rugit. Les crêtes argentées des vagues donnent cet éclat qui fait mal , celui des fleurs du Parnasse qui a fâné cette enfance.


L'eau tumultueuse frappe et réveille le cri primordial de cette venue au monde.Le premier souffle est celui du déchirement, de la séparation, plus tard de l'abandon voire même du rejet. Etonnantes vibrations, le flux et le reflux des vagues jouent une drôle de partition celle de l'incertain, insolente liberté.


Cette capeline d'émotions , cette première peau nous protège mais nous fragilise aussi.De soie ou d'ortie, elle est sans dessus ni dessous, elle nous habille sans prendre les mesures, la juste mesure de cet être là toujours en devenir.