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De fait, la montagne nous hisse vers des hauteurs improbables, là où l’air devient enfin respirable. Ce promontoire est  se situe au-delà du monde des hommes, de leur charivari et de leurs turbulences.

Celui qui sait voir, peut observer cette peau peut-être meurtrie, fissurée, plissée par les éléments, et courbée par les ans. Pour autant, l’écorce de la montagne respire. Elle se pare toujours de ses plus beaux effets. Des calcaires cendrés taquinent quelques brins d’herbe qui secrètement pansent ses plaies.

L’excellent vol des martinets, petites miniatures sonores, frôle la roche et frise les feuillettes. Au loin de splendides nébulosités se forment, réveillent l'imaginaire d'un "pétrisseur de mots paresseux". Pures évanescences, on les rêve comme des matières floconneuses légères, ici et là maintenant juste de passage...