intuition

La question du « sens » comme interrogation philosophique surgit presque naturellement parce qu’il y a toujours un contexte ( le monde environnant- le monde qu’on partage avec les autres- le monde du soi) dans lequel nous sommes déjà immergés. Instinctivement ou bien sous l’influence de la pensée occidentale, nous avons besoin de nous situer, de trouver une place dans cette structure tripartite.

En quels termes faut-il penser notre relation au monde dans ce contexte relié aux trois fameux "reliefs" susvisés ?

Les sciences, les philosophies rationalistes ont tenté d’apporter leurs lumières, cependant en vain. La difficulté de comprendre qui nous sommes est d’autant plus redoutable que nous sommes toujours déjà auto-affectés dans ce que je qualifierais comme étant cette auto-expression de la vie.

On ne peut pas tout « choséifier », quantifier, classer, ou alors nous acceptons de rester au niveau de l’exploration, toujours en voie de « progression » de l’étude scientifique des ob-jets..

Faut-il être aveugle pour ne pas sentir qu’il  existe dans chaque être humain des parts d’ombre qui par nature échapperaient aux scalpels des rationalistes, des psychologues de "surface", et que nous faisons l’épreuve de ce sentiment qu’il existe des expériences originaires qui structurent, modélisent notre essence intime : ce lien si ténu qui  s’immisce de soi avec soi..

Il y a quelque chose d’infra-mécanique dans le vivant qui reste muet à toute tentative ou volonté d’explication. Peut-être cet "innommable" est-il toujours pris dans un contexte (qui pourrait affirmer ou nier le contraire)  mais  il est également ce qui semble pouvoir s’affirmer toujours plus, par sa singularité et son autonomie, comme le ferait un organisme cellulaire qui pour le coup se développerait hors contexte : un génotype original non duplicable.

La question qui se pose est la suivante : A défaut d'une explication, une herméneutique de cette intuition serait –elle possible ?