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Difficile de se libérer des aléas de l’humeur, aléas climatiques pour certains, aléas saisonniers ou encore journaliers pour d’autres, alternance d’un état d’euphorie et d’une dépression. Dans tous les cas, cela dénote une porosité somato-psychique dans laquelle se love une sorte d’épuisement souvent nourri par une anxiété souterraine mal identifiée.

Pour ma part, j’y suis peu ou pas sujette, signe d’indifférence, signe d’endurcissement, d’aveuglement, d’insouciance, ou d’un vécu peut-être qui a marqué au fer rouge mes jeunes années , une façon de sentir peut-être qu’après tout ce que j’avais subi, que pouvait-il m’arriver de plus ou de pire ? Je l’ignore.

Je m’interroge souvent sur ces crises de mélancolie qui s’abattent et ce, du jour au lendemain apparemment sur des proches. Le désespoir, la lassitude ont évidemment des causes.

Que se dit-on dans ces cas-là ? Sommes-nous victimes de cogitations sensorielles, auditives, visuelles, hallucinatoires, voire même d’une culpabilité déguisée ? Difficile d’avoir l’esprit clair, le  masque des émotions enfouies recouvre toujours notre tentative d’effort de lucidité, de compréhension.

Psychanalyse et psychotropes s’unissent quelquefois en véritables petits guerriers pour tenter de "refouler" l’ennemi : mais pour quel résultat, peut-on défaire ce qui a été fait ou plutôt si mal fait, un combat vain ?