Laquet du Peyrelue_modifié-1

 

L’eau absorbe les couleurs d’un ciel frangé de nuages. A cette altitude, l’eau s’est alentie et pourtant, elle commence à caresser la frondaison des pousses printanières, courageuses et nouvelles. A la surface du lac, les larmes de l’hiver ruissellent sur les berges, tandis que dans ses profondeurs s’agitent insolemment les circonvolutions de petits êtres aquatiques.

Doucement, le linceul de glace : voile de l’hiver, tente d’approcher le creux de la vallée. L’éphémère blancheur des cristaux translucides réveille de sa torpeur le miroir léthargique du lac, si tôt endormi...