( Entre Le soulor et l' Aubisque , Iris messagère des Dieux de l' Olympe vint nous saluer...)

En cette journée dominicale, des paysages de landes ouvraient notre marche. Sur ces chemins sinueux tamisés de petites fleurs menues d’un vieux rose tendre, butinent çà et là quelques abeilles. Eole souffle avec une rare intensité, il nous rappelle à notre fragilité d’hommes, celle qui nous anime maladroits que nous sommes, sur ces crêtes élevées pauvres petites brindilles.

Le photographe lutte contre ces éléments, puis épouse ce brassage de bise qui tourbillonne et l'enveloppe, vanne les hêtres.

Là-haut, le faucon crécerelle joue avec l’azur, réveille sa beauté à ce jour hésitante entre l'assombrissement et l'eclaircie d'un soleil héroique. Des animaux célestes aux belles formes équines prennent leur pitance dans ces prés d’altitude. Entre les lignes de courants aériens de fines gouttelettes s’immiscent : la palette d’Iris se dessine à l'horizon posée sur un arc de chromes inattendus.

La lumière diaphane d’un soleil couchant caresse l’invisible, elle émerveille les cœurs fatigués des hommes usés par le tumulte des villes.

 

( Le Val d' Azun - 13 septembre 2015)