Cazadores descente_modifié-1 (2)

(Ordesa : 19 septembre 2015)

Nombreux sont les lacets de terre que nos pas ont foulés pour gravir le sommet. Enracinement et légèreté se côtoient sans pour autant se confondre. Dans leur ballet aérien, des compagnons de l’azur cernent, éclairent, enchâssent parfois le sentier emprunté par le marcheur solitaire.

Sur ce promontoire au-delà du monde : s’immiscent d’étranges épousailles entre l’apollinien et le dionysien. Au loin quelques prémices hivernales disputent sans violence les blandices automnales. Le pin se courbe, plonge ses racines là où les profondeurs abyssales l’appellent.

Epreuve ou œuvre du sujet la vision se double d’un certain vertige. L’euphorie gagne le Prince des hautes terres. Il rit et respire la douce ivresse des cimes, hume l’indicible : la béance active du souffle de vie.

Là où règne le silence, l’horizon s’accomplit.