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Au temps où j’écoutais mûrir les pêches sur les coteaux, je sentais le soleil caressait les pétales de roses. Dans ses légères cascades, le ruisseau accompagnait les plongées verticales, à pic des martins-pêcheurs. A chaque battement d’ailes, des trilles orange s’évaporaient vers l’azur. Sa courte vie, faite de circonvolutions aériennes ou subaquatiques emporte ce petit être dans des mouvements juvéniles. Il a la légèreté de l’envol, celle d’une fine brindille qui résiste à la force d'Eole dans une belle éloquence, hélas définitivement muette.

Qui saurait la voir ?