quote-cette-chose-le-noumene-est-au-phenomene-ce-que-la-pensee-est-au-mot-arthur-schopenhauer-121083

Penser, vivre en étant toujours en accord avec soi-même est probablement le challenge le plus important et le plus difficile qu’il est souhaitable de tenir, mieux d’ob-tenir. Il m’est souvent arrivé de « programmer » des actions en conflit avec mes penchants, avec ma sensibilité, avec mon cœur. Le résultat est pitoyable : cela crée une sorte de malaise, de déconvenue, pire de trahison de soi.

Etre cohérent, suppose une sorte de courage, de lucidité, d’acceptation, d’honnêteté et surtout un « se-penser soi-même » irréductible à tout jugement extérieur. Qui agit ? Nous ou les autres au travers de tout ce que la tyrannie du social nous impose. Il faut savoir voir ce dualisme implicite toujours d’ores et déjà présent du « on » et du « je » souvent hypostasié car soumis à la domination de l’autre.

Le temps passe et file, avec cette prise de conscience aigüe qu’il nous faut être juste, au sens d’une conformité avec notre je pense, notre je sens, notre je vis…Peut-être est-ce là un appel au déploiement de sa propre éthique à exister : éprouver et sentir enfin le pouvoir d’être soi.

Ceci est une invite à tenter de se penser non pas en terme de subjectivité mais d’appropriation de soi. Osons faire le procès du soi pour que puisse affleurer cet être personnel, intime qui échappe définitivement à toutes catégories. Là où l’autre attendait un individu, surgissent alors des formes de conscience qui lui apparaissent comme une unité diverse, terriblement désirante et « actante », un "Je" qui se sait enfin et cela n'est pas rien...