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Ce sont des images tranquilles d’eaux printanières qui m'habitent, de paysages entiers dépoussiérés de toute ornière. Sérénité habitée des lieux. Au croisement des abscisses, cette indolence augmente les sens, vagabonde avec mon être onirique dans un rythme lent. Le ruisseau murmure, bruisse des libres modulations, quelques accords de notes d’un Stavinsky ou d’un Ravel. Cette cascade de tonalité sonore et colorée révèle l’action muette du corps : ses transformations silencieuses. Le fusain de l’imaginaire trace les contours éphémères des battements du cœur, calmes, aériens et légers.

De fait, comment ne pas ressentir du plaisir au sein de cette parenthèse. Ce paradis perdu et retrouvé du rêveur, où se produit une étrange distorsion de la durée. Ce temps sphérique, enveloppant est notre ami, notre compagnon de déroute aussi. L’espace qui frappe à sa fenêtre balbutie, hésite à notre encontre, bouleverse les dimensions. Flotte l’impermanence d’un flux, d’un rythme musical jamais joué, jamais écrit, sans instrument aucun pour l’imiter.

Ecoutez murmurer sans mot dire, cette subtilité des rondes silencieuses soufflées entre les lignes… d’une portée sans partition.

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