Caldeira

La Caldeira - (Photo de Démocrite non libre de droits)

 

En ces lieux féériques, loin des turpitudes et insatiables logorrhées des hommes, jaillissent des résurgences rocheuses sculptées par la lave. Ces monts escarpés révèlent leur résistance au feu, aux profondeurs marines d’un monde endormi.

La vision se brouille, la pupille s’ouvre et s’arrondit. Hermès avec son casque ailé m’accompagne… Passage vers un ailleurs.

Un songe me transporte devant ces fumerolles aux troubles immémoriaux. Serait-ce dans ce gouffre l’ombre d’Empédocle, figure a-cosmique où les univers des deux infinis parviennent à se confondre, à s’oublier aussi.

Lentement le soleil décline, le ciel s’éclaire sous une nuit couseuse d’étoiles. Le temps s’est arrêté, seul l’actuel présentifie, anime cette tension inouïe. Ici peut-être, l’être acquiesce, adhère enfin à la vie… Déhiscence d'un moi qui m'échappe sans cesse...