isard 2

(Ordessa-Photo de Démocrite non libre de droits)

Cheminer évoque une certaine dynamique celle de mes pas, de mon esprit, de mon imagination aussi. Cela sent bon ces petits chemins muletiers des montagnes où coulent dans une gorge profonde des eaux cristallines. Dans sa coquille diaphane, mon corps se joue des nébulosités aériennes.

A flanc de montagne se dresse une grange, vieille maison de pierres où vont et viennent la rosée et l’étoile. Un petit visiteur au regard curieux profite des lieux pour saisir quelques baies. Son pelage brun demeure un abri..

Le murmure du vent, le fracas des rochers lorsqu’ Eole les pousse surprennent le caprin, mais ne l’effleurent jamais. Il dresse ses oreilles, il incline sa tête, écoute le melèze verdir.

Il entend déjà la sève qui annonce le printemps. Ici, les parfums du silence résonnent