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« A chaque jour suffit sa joie » (Clément Rosset). Clément Rosset est toujours là où le commun ne l’attend pas. C’est probablement ce qui me plait le plus en lui : malin comme un singe, espiègle aussi, qui tel le berger perçoit la chèvre que vous ne voyez pas ( Clin d'oeil) . J’entends cette phrase comme une invitation à apprendre à vivre avec sa propre temporalité, celle du moment.

Le challenge, est de ne pas se laisser narrer sa vie par un passé oublieux du présent, qui rongerait, et grignoterait toujours déjà ce que chaque petite perle du temps ou de joie souvent m’offre sur le passage.. Ne sommes-nous pas capables de retrouver une unité fondamentale des trois phases temporelles ?

La véritable déchéance serait l’oubli de soi dans un présent-passé, un présent-ad-venir, une chute dans l’abime à la fois du ressouvenir et de l’attente.

Vivre en bonne compagnie avec le temps qui passe c’est accepter d’être contemporain avec soi-même, c’est de dire à haute et intelligible voix : «  A chaque jour suffit sa joie » !.

Et pour en sourire, mais point trop n’en faut tout de même.