Lac Castérau_modifié-1 (2)

(Sibylle- Photo de Démocrite non libre de droits)

Si l’on doit poser une quelconque téléologie dans l’existence, il me semble que la seule qui mérite une certaine attention est celle qui nous aide à préserver un équilibre. Nous le sentons bien, des lignes de forces s’opposent, se mêlent, se construisent et se réciproquent continuellement.

Réaliser une collaboration harmonieuse entre le corps et l’esprit et ce, dans une coappartenance originaire, ou savoir conjuguer l’effort philosophique avec une pensée rieuse et joyeuse d’élans poétiques, « réussir » à communiquer avec l’autre…sont des challenges, des combats.

Nos prises de conscience ne sauvent rien, elles apportent simplement un éclairage sur notre modalité de présence saisie au vol.

Nombreuses sont les sphères de l’existence, petites unités ouvertes au sein desquelles nous nous immergeons, nous nous débattons, nous nous projetons aussi. Ces intentionnalités qui sont les nôtres, nous dépassent et sont les traces mnésiques de tout notre régime de dépossession, de tentatives aussi de réappropriation.

Celui qui pense être libre se fourvoie toujours et encore dans ces attachements archaïques qui le rongent, le constituent et le ramènent à l’être aimé, perdu ? Dispersion des forces dans un avoir-été originaire qui bannit tout horizon de nouveaux commencements. Le temps est alors vécu comme un mode de rétention répétitif et qui retourne « inla-ssablement » le sablier de l'existence.

En dehors de tout discours, il me semble que les murmures, les palpitations des forêts de l’âme et les influx physiologiques révèlent QUI nous sommes.

neo cuba

 

( Août 2016 - Ile néo-cubaine -Photo de Démocrite)

En ces lieux perdus au bout du monde, les alizées tournoient...

Le corps parle, ô combien avec justesse…comme signe d’une co-présence la plus immédiate à soi-même.