Haguenau

Hagenau

 

« Les songes descendent parfois si profondément dans un passé indéfini, dans un passé débarrassé de ses dates, que les souvenirs nets de la maison natale paraissent se détacher ». (Bachelard).

Pour autant, quelques effluves remontent, transpirent à des moments inattendus, si peu choisis dans l’existence.

Nous partons cet été dans le Nord Est de l’hexagone : terres rondes et natales de mon Démocrite et d’un certain « jardinier philosophe » qui nous accompagnera aussi dans ce périple. Après tout ce temps, oui tout ce temps…je sens de l’émotion dans leurs yeux  humides et joyeux, dans leur voix pétrie d’impatience et de doutes…

Que vont-ils (re)trouver, découvrir ?

Le souvenir de l’origine, de l’enfant qui courait dans la ferme, qui s’amusait avec les chiens. Le regard protecteur et toujours bienveillant de grands parents là, oui bien là. Mouvement circulaire et inédit du temps. Les souvenirs rêvés tels des bourgeons se mêleront sans doute à la nouveauté du moment et tenteront une belle ramille. Le parfum des vignes libérera l’espace nécessaire à cette imagination « recréatrice » d’une matière douce et tempérée, celle des trésors de l’enfance.

Les mots de Rilke résonnent encore : « Gain d’espace. Combien parmi ces places des espaces furent déjà à l’intérieur de moi-même. Plus d’un vent »…

Belles vacances à vous tous chers lecteurs,