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Hier soir sur les ondes d’un célèbre canal audiovisuel fût diffusé un reportage sur Titan l’un des plus imposants satellites de Saturne. Défile au grès de l’émission tout le périple de la sonde Cassini- Huygens, près de 8 milliards de kilomètres parcourus avant sa descente dans l’atmosphère du satellite.

En deçà des anneaux de glace de Saturne et sous les brumes de Titan, on découvre ce que « nous humains » nous reconnaissons comme étant une mer, des lits de rivières, des lacs de méthane. L’astrophysicien décèle à travers des champs magnétiques, à travers des poussières aussi un véritable écosystème : un espoir, une découverte, une forme possible de vie ?

Au-delà de cette pluralité des temps, des mondes : que sommes nous, nous pauvres humains avec toutes nos considérations personnelles, nos préoccupations quotidiennes ? Il existe un tel décalage entre nos représentations et le reste (de ou) des univers que nous apparaissons d’un coup comme des petits êtres nombrilistes.

Ne serait-il pas bon ou opportun de revisiter nos modes de temporalisation, de représentation devenus complètement hétérogènes à l’échelle de l’univers ?

Comment se défaire de toutes ces catégories d’hominisation ? Une chose est certaine, plus les scientifiques tentent de « co-naitre » c'est à dire dans l’absolu de « naitre avec », de pénétrer les origines des structures gazeuses, liquides, solides qui composent les éléments de notre galaxie et plus nos valeurs, nos repères deviennent obsolètes, inadaptés...Certes, cela force notre inventivité avec la création de nouveaux paradigmes, mais jusqu'où sommes nous prêts à renoncer, à nous défaire de nos schèmes de pensée ?

Pour autant, reste un point d'accroche, la fin de notre existence demeure comme un critère à partir duquel tout commence ou tout s’arrête, c’est selon, mais là encore émerge une « réalité » qui ne vaut que pour nous.