Teide VUE

Teide : 3718 m ( Photo de Démocrite non libre de droits : avril 2018)

Ces îles volcaniques néo-cubaines offrent en ce joli mois d’avril à Démocrite et Sibylle un sentiment d’ivresse et de douceur de vivre. Ces terres noires, alcalines et de silice ont jailli jadis des profondeurs sousmarines.

Des vents humides soufflent ces éclats de feu au Nord-est de l’île sur les montagnes d’Anaga entre forêts primaires et océan.

Près de l'Orotava, se dresse le géant de toute l’Ibérie, mont sacré des guanches, "el echeide" qui signifie « enfer », majestueux, immense, la pointe saupoudrée de petits cristaux à peine floconneux.

Pour Démocrite, c’est un espace heureux qui s’offre à lui, qui le possède et qui l’attire, qui aimante aussi son regard.

A l’automne passé, nous étions cinq sur ce sommet mythique. L’altitude provoquait des effets à la fois stimulants et harassants. Les battements de cœur s’accéléraient, la pression augmentait, mais peut-être était-ce juste cette intense émotion de toucher et de fouler la terre d’un sommet qui tient encore toutes ses promesses.

Tous là-haut, tout là-haut, étranges sentiments mêlés d’efforts et d’impatience. Des mots résonnent dans ma tête, l’altitude peut- être…  comme le dit le poète René Maria Rilke : « hors abri, une sûreté là-bas où porte la gravité des forces pures, ce qui enfin nous sauve, c'est d'être sans abri, de retourner dans l'ouvert », et de savoir l’accueillir.

 

Teide

Le Teide (Photo de Démocrite non libre de droits)