Gomera-1

Je ne connais pas de plus grand plaisir que de se sentir chez soi ailleurs. Il m’arrive de voyager souvent en terre ibérique sur des îles que j’affectionne tout particulièrement. C’est un sentiment étrange qui se dégage, qui m’anime à chaque fois. La langue de ces iliens est la langue de mes origines, de mes grands parents maternels. Elle m’est si familière, si affectueusement familière, c’est indéfinissable.  

C’est comme une remontée, une coalescence d’intuitions qui légitime ma présence en ces lieux connus ou presque déjà vus.

Ces îles sont délicieuses, étrangement closes et ouvertes sur l’infini océanique. Elles n’ont pas de frontières, de divisions territoriales, elles vous invitent à la marche, à la randonnée pédestre et offrent, sur leur point le plus culminant un magnifique belvédère sur leurs grandes et petites sœurs.

Chacune de ces îles est vécue et rêvée comme une belle évidence qu’il ne faut pas abîmer, que l’on ne peut pas oublier. Je les habite en poète, une façon de vivre et de voir intensément l’inutile et leur beauté naturelle.

Ce n’est pas un hasard si je les ai rencontrées, j’y retourne bientôt, c’est là ma véritable joie…