« Le vent du Nord a régné en hiver et le vent du Sud en été… ».

L’un et l’autre irriguent les humeurs. Ils charrient leurs miasmes : la bile, les fièvres et les dysenteries. Etranges balancements entre l’abattement d’un jour, l’excitation le lendemain. Ces affections le thumos, ou phrên, lorsqu’elles se manifestent ne sont pas dialectisables, elles s’enracinent dans l’histoire et la structure de chacun.

Le thumos se gonfle dans la colère, et les phrenes (le diaphragme) vibrent dans les émotions, le rire et les larmes. Lorsque la chimie du corps possède les bons dosages, l’âme est en repos mais lorsqu’elle se dérègle, les relations de soi à soi et de soi aux autres en pâtissent.

 La psukhê portée par les veines de bile noire parcourt le corps. Que faire ? Faire confiance au flair du médecin, ou se perdre, errer dans les vapeurs nauséabondes de l’existence pour peut-être trouver du nouveau, comme l’équilibre des quatre éléments.