Orhy depuis Escurets

(Les Escurets - Photo de Démocrite non libre de droits)

Des notes de musique, des touches de peinture déposées çà et là par un soleil du soir. L’astre majeur glisse sur les lignes de crêtes, poudroie de ses éclats de lumière les monts à peine endormis.

Des successions de pourpres ceignent en harmonie le proche et le lointain. Les lignes de séparation s’estompent, fusionnent, irriguent la toile. Les perspectives se brouillent. C’est à ce moment-là que la nature sculpte, arrondie les reliefs et initie le tableau.

Par son imaginaire, le photographe capture cette texture éphémère du réel. L’esthète nait dans le creuset des choses mouvantes de ce coucher de soleil parce qu’il est en mesure de voir l’au-delà de la simple donnée de vision.

Et si c’était cela explorer l’invisible, ce qui, au fond sous-tend toutes choses, mais que nous oublions de voir..