14 mars 2016

La marche

(Sublime Pic d' ASPE - Le 13 mars 2016 - Photo : DK) Un manteau blanc formé de cristaux translucides fond sous nos pas. La neige silencieuse accueille nos foulées. Au zénith, les rais de soleil fluidifient ces gouttelettes d’eau : petits miroirs éphémères aux courbures stellaires. Nous gravissons lentement ces pentes immaculées : prodigieuses beautés des monts ibériques. Pour le marcheur qui monte et trace mon chemin, l’altitude dessine une vague animalité. La montagne respire.Il vit ses pas. Son imagination verticale et... [Lire la suite]
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09 mars 2016

Ronde

Ce sont des images tranquilles d’eaux printanières qui m'habitent, de paysages entiers dépoussiérés de toute ornière. Sérénité habitée des lieux. Au croisement des abscisses, cette indolence augmente les sens, vagabonde avec mon être onirique dans un rythme lent. Le ruisseau murmure, bruisse des libres modulations, quelques accords de notes d’un Stavinsky ou d’un Ravel. Cette cascade de tonalité sonore et colorée révèle l’action muette du corps : ses transformations silencieuses. Le fusain de l’imaginaire trace les... [Lire la suite]
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03 mars 2016

Danser...

  On ne sait pas ce que peut un corps. Celui du danseur s’approprie l’espace, il le dessine, le fait vibrer aussi. Si Nietzsche voit en Dionysos la plus belle figure du danseur, c’est probablement parce qu’au moment même où le corps explore l’espace, il nous rend léger et sourd aux miasmes de la foule désenchantée. Le corps dansant, dans son jeu de forces défait toute conscience fatiguée d’inquiétantes turbulences ou de fausses postures. Librement en proie à de nouvelles intensités, le corps déstratifié cisaille la... [Lire la suite]
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16 février 2016

Destination

Chers lectrices, chers lecteurs, je reçois quelques mails de façon individuelle à propos de ce message intitulé « Coup », je tenais à préciser que toute ressemblance avec des faits réels serait une coïncidence  purement fortuite. Pour autant, je remercie celles ( Petit clin d'oeil à Françoise en particulier) et ceux qui m’ont donné et quelquefois de façon très philosophico-poétique un beau retour épistolaire. Mes vacances approchent et je m’en réjouis. Je réalise toujours avec autant de plaisir cette chance que... [Lire la suite]
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15 février 2016

COUP

Comment peut-on s’estimer si on ne se respecte pas au regard de ses convictions, de ses goûts, de ses penchants de ce que l’on aime faire éclore sans forclore, juste là, à fleur de l’être. La confiance en soi somme toute toujours très relative prend souvent des années avant de pouvoir s’installer et sculpter quelques jolis maillons d’orfèvre. Le bijou reste toujours à sertir. Quelquefois, l’autre fait irruption, tente de s’immiscer sans savoir, sans même connaitre ce dont il retourne, puis martèle, pointe du doigt, assène. L’enfant... [Lire la suite]
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09 février 2016

Sibylle

Difficile de pouvoir « se conduire » dans la vie lorsque des inclinations sinon opposées pour le moins différentes vous animent. Ecartelée entre l’inspiration philosophique et l’inspiration poétique, je me suis souvent demandé à quelle sensibilité je devais me soumettre le plus heureusement. L’argument le plus fort est celui de la qualité de mon adhésion au monde, plus précisément à ce caractère fécond qui provoque quelques élans intenses de jubilation. De fait, c’est là mon sentiment, l’acte poétique est celui qui me... [Lire la suite]
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06 janvier 2016

Lycène

« Dans les heures heureuses, nous connaissons une rêverie qui se nourrit d’elle-même, qui s’entretient comme la vie s’entretient. » (Gaston Bachelard). D’aucuns souvent me taxent de rêveuse, d’être planant dans une forme d’imaginaire, oui peut-être, j’en conviens volontiers. Pour autant ce déplacement d’intérêt, cette modification du niveau de conscience me permet de voyager de façon très singulière au sein du réel que je perçois avec mes sens, mon ouïe hyper développée, mes grands yeux qui s’écarquillent, s’étonnent... [Lire la suite]
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21 décembre 2015

Rencontre

  Il est primordial de laisser danser cette lueur, parfois vacillante mais essentielle au fond de soi comme une douce vibration ontophanique, présente là de toute éternité. C’est le phénix de l’âme, le clair-obscur de la pensée et celui de l’imaginaire enfin réconciliés.. Le temps intérieur oublie les drames car il diffuse la paix. Pour le connaitre, il faut savoir être touché par la lenteur d’un bel apprentissage : pouvoir s’ouvrir à sa tonalité du vivre comme à celle de l’autre. Etre en partance toujours et encore vers... [Lire la suite]
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13 décembre 2015

FEUILLES

Quelle journée splendide dans ce Béarn natal. Hier, nous étions de passage au cœur de deux petits villages : Salies-de-Béarn puis Sauveterre-de-Béarn. Le premier bourg célèbre pour ses salines aux maisons typiques, aiguise notre curiosité, tandis que le second, nous replonge d’un coup à l’époque moyenâgeuse avec ses fortifications superbes aux pieds desquelles ruisselle le gave d’Oloron. Je ne connais rien de plus apaisant que cette campagne aux intonations « chevaleresques ». Le silence qui accompagne nos pas... [Lire la suite]
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02 décembre 2015

VIE MINERALE

( Gourette : le 29 novembre 2015 - Photo de Démocrite)   La vie minérale si elle est en nous, nous donne la tranquillité d’un battement de cœur plus lent, plus régulier. Ces petits cristaux blancs déposés nuitamment disséminent tous les heurts et tous les soubresauts d’une conscience fatiguée. C’est une force primitive, un rythme libre et indolent …une durée atemporelle qui s’immiscent dans les flux et reflux d’une respiration enfin apaisée.   Quoi ? Le sentiment d’éternité.  
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