30 juin 2015

Les Fleurs

Certaines fleurs ne fanent jamais,  celles-là même que l’on cueille à loisir dans son jardin psychique. Le souffle est leur bourgeon, une aube, un germe de vie, la sève de la ramille qui irrigue çà et là chaque petit vaisseau.  
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25 juin 2015

REFLUX

Les enfants maudits trouvent souvent leur autre soi même dans les profondeurs océaniques. Ces roulis incessants hantent ces espaces où l'âme gronde et rugit. Les crêtes argentées des vagues donnent cet éclat qui fait mal , celui des fleurs du Parnasse qui a fâné cette enfance. L'eau tumultueuse frappe et réveille le cri primordial de cette venue au monde.Le premier souffle est celui du déchirement, de la séparation, plus tard de l'abandon voire même du rejet. Etonnantes vibrations, le flux et le reflux des vagues jouent une drôle de... [Lire la suite]
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23 juin 2015

Le SOI

( Levinas-Le Visage) Le souci infini que l’on peut porter sur son apparence est une véritable camisole de forces que l’on revêt sur son corps comme sur son esprit. Il faut plaire à tout prix, être admiré, être envié, désiré toujours et encore …Embrigadé par ses propres craintes, le séducteur ou la séductrice est rongé par un fond d’angoisse dont l’objet lui échappe mais qu’il tente de recouvrir chaque jour davantage debout face à leur miroir.Se voiler la face plutôt que d'aller voir... Je regarde mon visage ce matin et ce que... [Lire la suite]
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11 juin 2015

LA JOIE

  La joie vient lorsque, attaché au meilleur de soi, on s'applique de toutes ses forces à le préserver. Je ne connais pas de trésor plus précieux que cette sensation de vouloir persévérer dans ce bien être, et de la sorte, d’éprouver un dynamisme, une puissance d’exister. Maintenir cet équilibre relève du bon sens et bon sentiment ou tout simplement témoigne du respect que l’on se doit à minima à l’égard de soi-même. La joie nait de ce « çà-voir » adéquat, de cette autonomie ou cohérence intérieure à laquelle doit... [Lire la suite]
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19 mai 2015

LES AILES ONIRIQUES

L’envol onirique crée une émotion, un flottement aérien. A cet instant, c’est l’oubli de notre relation à la terre qui domine. Et, si nous revenons vers elle, c’est pour aussitôt reprendre de la hauteur vers les lointains rivages de nébulosités. Les ailes oniriques se déploient silencieusement pour planer. Elles ne luttent pas contre la chute, elles aident et guérissent les cœurs fatigués. Leurs petits battements bruissent avec la légèreté des pas d’un enfant l’éther azuréen, tout là haut délicatement juste pour... [Lire la suite]
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18 mai 2015

LE "CA-VOIR"

( AISA : 17 mai 2015) On ne sait pas ce que peut un corps disait Spinoza. Effectivement, la longue marche en montagne est un effort singulier qui met en mouvement toutes nos cellules qui s’agitent, se transforment, au grès de l’altitude. Sur ces hauteurs presque improbables la respiration devient tonique. La marche active des rêveries substantielles intimes et digestives, le corps et l’esprit gagnent en vertu. L’arbre qui pousse au bord de l’abime appelle une sauvagerie qui nous est devenue étrangère et pourtant …Il prend ses... [Lire la suite]
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20 avril 2015

En demi-teinte

En demi-teinte, entre la fin du jour et le soleil couchant, nous décidâmes de vagabonder dans ce petit jardin japonais au cœur de la cité. Les érables nains côtoient les azalées et s’accordent magnifiquement pour nous convier à une méditation lente. A mes côtés, un photographe esthète et philosophe capte ces couleurs éphémères et sublimes du jardin citadin. Soudain, son objectif pivote vers l’azur tourmenté. Les trilles d’un faucon en « pèlerinage » aspinois ébranlent l’horizon, déchirent les nuées. Au sol, tout... [Lire la suite]
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15 avril 2015

INTERMONDE

Toute rencontre est illusoire, car elle apporte et emporte toujours son départ avec elle. Tout s’éclate dans une temporalité irréductible à ce que nous sommes. Le réel est ce que je ne pourrais jamais saisir, il est de soi « sur-prenant », en dehors de toute prise, nous n’habitons pas le monde, nous sommes juste dans l‘intervalle.  
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13 avril 2015

LESCUN

Sous les nuées vespérales, le soleil répand ses filaments de lumière. Ses rais jouent la musicalité d’une météorologie intérieure. Le temps est englouti dans les vapeurs du soir. Lescun, splendide petit village aspois disperse le mouvant, caresse l’immobile, aux pieds de ces géants de monts tutélaires.
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07 avril 2015

AERIEN

  En ce lundi de printemps, parvenue tout au sommet, je fus envahie d’une singulière sensation, prise là sur la crête entre deux saisons qui, je le suppose se saluent : une pente sud, verte et lumineuse, une pente nord blanche immaculée. Ici tout est volatile, calme et volupté. De fait, on ne peut pas être tout à la fois : un isard et un milan …Je les observe, ces âmes montantes qui furtivement embaument la plaine, mais si peu car aussitôt les airs les réclament..Un sylphe murmure. Un rêve étonnant m’environne, je... [Lire la suite]
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