13 juin 2014

Secrète noirceur

Drôle de matin que celui-ci, le peu de sommeil de ces deux dernières nuits me donne une sensation de sur-réalité. Pour autant, je retrouve toutes mes forces vives avec une acuité à nulle autre pareille. Je me recentre, le noyau et l’armure sont reconstitués, la forteresse est solide. Je n’attends plus rien. J’aspire à cette sérénité que la plupart des hommes ignorent, trop occupés qu’ils sont à s’investir dans les relations d’apparats ou terriblement empruntées. Très jeune, à l’heure où la plupart d’entre nous sortent, font la... [Lire la suite]
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28 mai 2014

NOSTALGIE

Le monde où l’on vit n’est pas celui où l’on pense. J’en veux pour preuve ces relents de nostalgie (maladie du pays, du grec « nostein » revenir à  et « algia » : chagrin) auxquels s’arriment quelques âmes blessées. Le clair-obscur de l’inconscient et du rêve anime et ravive toujours davantage ces tensions. Ces forces souterraines travaillent sans cesse, chahutent les jours et les nuits et déstabilisent leur proie : rêve ou réalité ? On s’y perd volontiers lorsque l’épuisement vous gagne. ... [Lire la suite]
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27 mai 2014

L'ennui

Quelle étrange sensation que celle que nous fait expérimenter l’ennui.  Éprouver un profond ennui constitue une véritable épreuve. Forçage des conversations entre amis de « mauvaise » compagnie pour combler l’abjecte et criante absence d’intérêt commun. Puis surgit un sentiment de solitude et de rejet face à cette mise en scène ob-scène de faux semblants, de senti-ments et politesse de courtoisie. Peut-être, dans de telles circonstances,  faisons nous alors un exercice très singulier, voire même... [Lire la suite]
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23 mai 2014

Parenthèse

J’aime ce pays natal, ces espaces familiers où la campagne et les forets m’ont vu grandir, pousser, devenir moi. Le soir passé, seule sur une colline, face aux montagnes sous un ciel d’orage et d’éclaircies aussi, je promenais au hasard mon regard sur la plaine. Les nuages couraient sous le ciel capricieux, couvraient le trône de monts enneigés. Tantôt, ils laissaient choir leur émotion, mouillant les chemins de leurs pleurs capricieux. Un milan noir, ce roi de l’azur plane au-dessus de ma tête, guette sa proie peut-être :... [Lire la suite]
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22 mai 2014

Ici et maintenant

Certaines valeurs ne sont pas négociables, je veux parler ici de celles qui constituent le socle de notre propre « identité » aimée et librement choisie, celles qui participent de près ou de loin à ce qui nous donne du bien-être. Je ne parle pas d’un amour propre qui se compare et s’affronte dramatiquement entre les hommes,  mais de l’amour de soi qui satisfait à des besoins réels, à NOS DESIRS. Cet amour est terriblement humain, il est peut-être même ce qui constitue l’essence de notre humanité, dans cette acception... [Lire la suite]
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14 mai 2014

la lumière de l'obscur

  Chaque déception devrait être un nouveau défi pour soi et non une paralysie pour son être. Cette double dynamique ou courbe inversée , si elle s’effectue se fait probablement en deux phases : celle qui dans un premier temps vous attriste, vous désole et celle qui lui succède « nécessairement » (oserais-je dire), question de « survie » ou de bien vivre, qui s’affirme comme un dépassement de ces impressions psychiques, corporelles momentanément altérées, pour prendre enfin de la hauteur. En effet,... [Lire la suite]
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13 mai 2014

Billet

La revoilà : l’humeur changeante, « atmosphérique », erratique, elle nous enveloppe, épouse et traverse chaque grain de notre peau, accélère ou ralentit nos pulsations. Joyeuse ou mortifère elle instaure son rythme, une couleur du jour à notre idiosyncrasie. On voudrait souvent la saisir, la changer, la retourner, et d’une certaine façon,  lui régler son compte en chassant ses éléments subversifs, mais sa ténacité est remarquable. Légère ou caustique elle persiste, et qui plus est, se donne gratuitement comme un... [Lire la suite]
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30 avril 2014

La nuit

« Les nuits profondes nous rendent à l'équilibre de la vie stable. » (Extrait : Bachelard-  La poétique de la rêverie – 1960). Elles nous donnent aussi beaucoup à penser avec cette lucidité remarquable que seul le silence éblouissant de la nuit accompagne.( Sibylle)
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29 avril 2014

Badinage

Drôle d’humeur que celle d’aujourd’hui qui me permet de prendre de la distance eu égard à certains évènements. Je me sens plus légère, détachée, sans encombre, je dirais même : presque indifférente à tout ce qui, autrefois aurait pu me causer quelques tracas. Ce qui engage le mondain ne m’intéresse plus : les conflits, les rivalités, les comparaisons,  les rapports de force, les mensonges, l’envie et la jalousie.  Ah quand elles nous tiennent,  pour ma part, ces tristes passions humaines restent à même... [Lire la suite]
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02 avril 2014

Le cri

J’ai commencé si tard, il y a quelques années à peine, à aimer vraiment le monde «  Amor mundi », à aimer certaines personnes aussi qui rayonnent et me donnent la joie de vivre. En retour, j’ai donc fini par m’apprécier d’une certaine façon à défaut de me déprécier comme ce fût longtemps le cas, c'est-à-dire à me sentir bien avec moi-même… Tous les chagrins sont supportables si on en prend juste sa part et si l’on décide que l’autre pan ne nous appartient pas. Il n’y a là, chers lecteurs aucune prétention, aucune... [Lire la suite]
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