29 avril 2018

FIAT

"Une hirondelle ne fait pas le printemps" ( disait Aristote), non il faut bien plus que cela. La qualité majeure pour apprendre à philosopher n'est pas l'intelligence mais le courage. Le "fiat" du courage, c'est d'initier cette vertu inaugurale qui nous permet d'entrer dans l'espace public et de faire évènement.C'est oser quitter sa maisonnée pour faire oeuvre publique par la lexis et la praxis. C'est tisser les fils de la pensée, de sa pensée et de s'y risquer. Clement Rosset l'a fait. Dans le journal du "Monde" de ce vendredi, un... [Lire la suite]
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28 avril 2018

Un acte libre

Que revendique t-on lorsqu'on veut être libre ? De quoi parlons nous précisément ? De l'excercie d'une souveraineté sur ses choix, sur ses actions, de la capacité que nous avons de ne pas nous soustraire à la volonté d'autrui ? Que sais-je encore ? Sur le plan strictement individuel, c'est probablement ce vieux fantasme de pouvoir tout contrôler, de pouvoir se maitriser qui irrigue ce désir de liberté. Force est de constater que je ne peux pas tout ce que je veux.La tradition philosophique nous l'impose mais l'expérience s'y oppose.... [Lire la suite]
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27 avril 2018

Sage désir

La relation amoureuse est d'emblée biaisée si l'on pense que l'autre est là pour combler un manque ou pour satisfaire une faille nevrotique, narcissique.Il s'agit donc de se libérer de ce désir "pathologique" qui ronge la nature d'un véritable désir ou identifié comme tel. Aimer, ce n'est pas faire plier l'autre à la satisfaction de ses besoins, aimer c'est désirer l'autre dans sa simplicité, dans son caractère insolite, inattendu, dépourvu des oripeaux de toutes représentations. Cela suppose un certain degré de lucidité, de... [Lire la suite]
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25 avril 2018

Deux feuillets

   Dans l’Ethique, Spinoza se demandait : "Qu’est-ce que peut un corps ? " Et il répondit : " Personne n’en sait rien." Je partage tout à fait cette assertion.  Pour ma part, mon habitacle extérieur me donne cette chance d’être en harmonie avec lui : de la finesse, de la légèreté et de la grâce aux dires de certains, m’ont depuis longtemps réconciliés avec mon apparence. Pour autant, je me suis toujours étonnée de parvenir à franchir certains obstacles physiques... [Lire la suite]
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18 avril 2018

Tout là haut

Teide : 3718 m ( Photo de Démocrite non libre de droits : avril 2018) Ces îles volcaniques néo-cubaines offrent en ce joli mois d’avril à Démocrite et Sibylle un sentiment d’ivresse et de douceur de vivre. Ces terres noires, alcalines et de silice ont jailli jadis des profondeurs sousmarines. Des vents humides soufflent ces éclats de feu au Nord-est de l’île sur les montagnes d’Anaga entre forêts primaires et océan. Près de l'Orotava, se dresse le géant de toute l’Ibérie, mont sacré des guanches, "el echeide" qui signifie... [Lire la suite]
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20 mars 2018

AMITIE

    Etrange amitié que celle qui se tissa entre Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway. Deux écrivains, deux talents au style si différent. Pour autant, ils s’aimaient au risque de se détester parfois, mais faussement.   « Dans Paris est une fête » Ernest Hemingway écrivait « le pis, c’est quand vous êtes séparé d’un ami par l’esprit ». Avez-vous déjà éprouvé une forte connivence avec un être où tout ce qui vous relie dépasse la simple attirance physique, où quelque chose de singulier s’immisce... [Lire la suite]
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03 janvier 2018

Pictural

Il existe plusieurs façons d’être-au-monde, celle qui consiste à se laisser aller dans le flux, le fourmillement de l’hyper activité, de l’hyper relationnel, pour éviter de penser son soi, de se re-garder, de se ressentir. Faut-il se l’avouer, la solitude, pire l’esseulement nous inquiète, nous projette dans « un avoir à être » qui menace notre équilibre, notre intégrité. Alors, il faut faire semblant d’être et de paraître. Convention que tout cela, convention de feindre, de sourire, de parler à bâtons rompus, d’être ami... [Lire la suite]
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16 décembre 2017

Embarquement

(Photo de Démocrite non libre de droits)   Ce matin, les brumes dansent autour des crêtes, elles dessinent leurs contours, les protègent des gelées hivernales. Le paysage matérialise la rêverie, invite à retrouver cet élément berçant qui tisse le passage entre veille et sommeil. « Il y a quelque chose qui passe l’homme » (comme le disait Pascal) de cette accablante réalité qui scande notre existence. Serait-ce cet enveloppement de matières éthérées qui soulève chaque être en apesanteur ? Là, le rêveur se... [Lire la suite]
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30 novembre 2017

Hors d'atteinte

Toulouse Le Mirail, fin des années 80, le bac en poche, me voilà étudiante à l’UFR de philosophie. Toutes ces déclinaisons de matières auxquelles il faut s’inscrire m’impressionnent : épistémologie de la physique, philosophie morale, philosophie politique, philosophie anglaise, un autre nom bizarre de matière totalement inconnue : la phénoménologie ??? Diable ! Si on m’avait dit tout cela auparavant, j’aurais réfléchi à deux fois avant de m’inscrire.  Moi, je voulais juste rencontrer des gens qui me... [Lire la suite]
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28 novembre 2017

Le rythme

(Paul Klee) Petit texte que je dédie à une professeure émérite, une grande dame, qui me donna accès au visible. ( Merci à vous chère Eliane Escoubas)   « Quand un peintre peint il fait rayonner l’espace,  il façonne les couleurs » Merleau-Ponty.  Le rythme déborde la représentation dans le tableau, la peinture est rythmique. Chaque œuvre d’art est contemporaine du regard qui le regarde, c’est une structure en mouvement. Le regard du « spectateur » comme celui de l’artiste est pictural, il... [Lire la suite]
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