24 juillet 2015

L'écorce

De fait, la montagne nous hisse vers des hauteurs improbables, là où l’air devient enfin respirable. Ce promontoire est  se situe au-delà du monde des hommes, de leur charivari et de leurs turbulences. Celui qui sait voir, peut observer cette peau peut-être meurtrie, fissurée, plissée par les éléments, et courbée par les ans. Pour autant, l’écorce de la montagne respire. Elle se pare toujours de ses plus beaux effets. Des calcaires cendrés taquinent quelques brins d’herbe qui secrètement pansent ses plaies. L’excellent vol... [Lire la suite]
Posté par Sibyllinne à 10:35 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

21 juillet 2015

Le lac

(Photo prise par Démocrite, qu'il me soit permis de remercier ici l'aimable autorisation de Démocrite pour l'illustration de ce petit texte, photos à retrouver sans modération aucune en ces lieux http://meridion.canalblog.com/) L’effet des rivières et des lacs est extraordinaire, l’âme est une onde qui vibre sous une peau. Les petites risées alizéennes flirtent à la surface, quelques ridules naissent puis se meurent sur les rives. Cette matière fluide dans son continuum et dans sa plénitude capte l’imaginaire. Elle fredonne ici et... [Lire la suite]
Posté par Sibyllinne à 11:24 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
20 juillet 2015

Atmosphere

J’habite  désormais la tranquillité des arbres avec l’immensité de leurs courbures qui caressent l’azur. De temps à autre une sensation étrange m’envahit comme celle de s’entendre voir, peut-être même de voir certains parfums et de rêver les odeurs.. L’arbre majestueux est un nid, un corps réel qui ne demande et n’exige plus rien. Le vieil arbre a décoléré, toute revendication s’efface, s’évapore pour rejoindre les cœurs fatigués de ces hommes toujours insatisfaits.Les branches comme les mots s’aiment, ils habillent le... [Lire la suite]
Posté par Sibyllinne à 16:25 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
14 juillet 2015

Le flux

  La rêverie diurne est d’une force incroyable, elle vous soustrait à la présence de vos contemporains par un écart de part et d’autre apparemment infranchissable.. Dans cet emportement, la vie sociale gît là sous nos yeux happés par l’ailleurs. Au fur et à mesure que le moi s’accroît le monde devient de plus en plus silencieux. L’esprit se laisse alors embarquer en terra incognita, dans ce non encore advenu : ce lieu de l’indicible qui réserve, le pense t-on , toutes ses promesses.. La rêverie soigne les maux, les... [Lire la suite]
Posté par Sibyllinne à 12:50 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,
09 juillet 2015

LA LIBELLULE

    La libellule irise les eaux des lacs dormants Bercée par la musique d’alizée bruissant   Ses petits vols alaires inquiètent les éphémères La fraicheur et la pluie abiment ces solitaires   Qui hantent les marécages, survolent les tourbières Ses ocelles sensibles à la douce lumière   Refletent les sourdes clartés, les silences d'hier  
Posté par Sibyllinne à 15:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
03 juillet 2015

VIBRATIONS

Sommes-nous seulement capables de regarder le monde, de voir dans sa plus belle évidence ce qui fait véritablement œuvre chez l’artiste ? Certaines peintures, celles de Cézanne par exemple émettent de drôle de vibrations au point que le tableau accroché sur le pan de mur disparaît et que d’un coup on se sent happé par la toile. J’ai presque envie de dire que « Je suis-au-mur, au cœur de l’antre pictural de l’artiste. Cézanne supprime les bords, les contours, les points d’arrêts que le dessin hachure, que le langage tente... [Lire la suite]
Posté par Sibyllinne à 18:57 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

30 juin 2015

Les Fleurs

Certaines fleurs ne fanent jamais,  celles-là même que l’on cueille à loisir dans son jardin psychique. Le souffle est leur bourgeon, une aube, un germe de vie, la sève de la ramille qui irrigue çà et là chaque petit vaisseau.  
Posté par Sibyllinne à 11:47 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,
30 juin 2015

LE SENSIBLE

  ( Gérard Granel professeur à L'université de Toulouse le Mirail - Ici, sa rencontre avec Martin Heidegger dont il traduisit l'ouvrage intitulé " Qu'appelle t-on penser ?) Pour déterminer ce qu’est le "faire-monde", Gérard Granel sollicitait la phénoménologie qu’il concevait comme une "philosophie de l’Ouvert" faisant retour à notre mode fondamental d’être-au-monde à savoir la perception.  En effet, "L’offre du sensible" se manifeste surtout et d’ores et dèjà dans son retrait, dans l’interstice ou célèbre distinction... [Lire la suite]
Posté par Sibyllinne à 11:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
29 juin 2015

La "part de l'oeil"

  (Qu'il me soit ici permis de remercier chaleureusement Madame Eliane Escoubas pour avoir eu le bonheur de participer à ses cours) Il m’arrive souvent de penser à une personne que je considère être une « grande dame » malgré sa taille moyenne. J’ai eu la chance de la croiser voici plus de vingt cinq ans au sein de l’UFR de philosophie de Toulouse le Mirail. Chaque mardi matin, nous étions, nous élèves de licence en philosophie en cours de phénoménologie avec E. Escoubas, helléniste, germaniste, latiniste etc…... [Lire la suite]
Posté par Sibyllinne à 18:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
25 juin 2015

REFLUX

Les enfants maudits trouvent souvent leur autre soi même dans les profondeurs océaniques. Ces roulis incessants hantent ces espaces où l'âme gronde et rugit. Les crêtes argentées des vagues donnent cet éclat qui fait mal , celui des fleurs du Parnasse qui a fâné cette enfance. L'eau tumultueuse frappe et réveille le cri primordial de cette venue au monde.Le premier souffle est celui du déchirement, de la séparation, plus tard de l'abandon voire même du rejet. Etonnantes vibrations, le flux et le reflux des vagues jouent une drôle de... [Lire la suite]
Posté par Sibyllinne à 09:09 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,